Pause lecture #2

Je vous retrouve en cette fin de Février pour mes lectures du mois. J’ai un peu moins lu ce mois-ci, notamment parce que je me suis attaquée à une lecture plus développée et d’un niveau plus haut que ce que je lis habituellement. Mais ce n’est pas un concours de vitesse et j’étais très contente de découvrir de nouvelles histoires et de nouveaux univers.

Dans la forêt de Jean Hegland

Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours présentes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, remplie d’inépuisables richesses.

Comme beaucoup de monde, j’ai succombé à la si jolie et si douce couverture et aux avis plutôt positifs du roman Dans la Forêt. Mais je ne comprends pas. Enfin si, je peux comprendre l’engouement, surtout à notre époque. Mais c’est un livre écrit il y a plus de 25 ans et ça m’a limite rendue nauséeuse de voir à quel point il pouvait être prophétique.
De le lire pendant une pandémie a quelque chose d’encore plus terrifiant mais également familier, le principe en soi est plutôt intéressant mais certains évènements vers le milieu du livre sont trop maladroits et m’ont mis très mal à l’aise et j’avoue que ça m’a bloqué pour la suite du roman.
Je ne veux rien spoiler donc je ne rentrerais pas dans les détails mais ce roman a quelque chose de très frustrant. Et je suis assez déçue, le début étant très prometteur et le style d’écriture plutôt agréable. Il est un peu angoissant étant globalement à huis clos, excepté les sorties en forêt et puis j’avoue que la fin m’a paru un peu jetée et bâclée, je suis vraiment restée devant mon livre en mode « et maintenant? »
Un peu de déception côté personnage aussi, je me suis beaucoup identifiée à Nell, au tout début en tout cas, qui est une personne assez entière et control freak et qui s’appelle Nellie (à deux lettres près) mais je pense que le IE a fait toute la différence sur mon Y et là où on s’attache facilement à ce qu’elle écrit dans son carnet, on finit par se lasser et/ou ne plus vouloir connaître le dénouement. Pour ce qui est de sa sœur, elle m’a agacé au possible.
Je suis très déçue d’avoir été déçue, j’en attendais peut-être trop. Disons que la première moitié est très prometteuse, très bien écrite et détaillée, on aurait presque l’impression de faire partie de cette petite famille mais je suis passée complètement à côté de la seconde partie. Mais peut-être que ça plaira à quelqu’un d’autre, si vous hésitez, allez lire d’autres avis, c’est ce qui m’avait donné envie de me lancer en premier lieu – la curiosité.

L’arpenteuse de rêves de Estelle Faye

Myri est une Arpenteuse, elle a le pouvoir de s’immiscer dans les rêves des autres. Ce pouvoir est aussi une malédiction qui a causé la mort de sa jeune soeur, quelques années plus tôt. Depuis, Myri se tient à l’écart des rêves grâce à la nerfolia, une plante interdite. Mais dans le royaume de Claren, quand on est une habitante de la ville basse, on n’échappe pas facilement à son destin. Une pollution inquiétante se répand autour des ateliers, le long du fleuve. Elle coïncide avec l’apparition d’étranges fantômes qui s’introduisent dans les rêves et les transforment en cauchemars. Alors, quand le petit Miracle est à son tour frappé par le Mal des fantômes, Myri n’a d’autre choix que de redevenir Arpenteuse.

Je suis un peu partagée sur cette lecture. J’ai adoré l’univers, l’idée est très bonne et la description des lieux est parfaite mais je pense qu’il y avait trop de personnages pour un one shot et j’ai fini par noter qui était qui. J’ai mis un peu de temps à me mettre dedans. Je comprends l’idée de famille et du coup d’impliquer un certain nombre mais c’était un peu trop pour moi et pour l’utilité de l’histoire. C’était un peu confus et rapide parfois mais c’était quand même une lecture très sympa et un univers intéressant et très bien construit. Je pense que ça aurait pu être amené autrement et de façon peut-être plus fluide ! Mon avis a l’air moindre comparé aux autres romans mais c’est parce que celui-ci est une lecture facile, plutôt rapide et tranquille. Elle vaut la peine d’être lue mais ce n’est pas l’histoire la plus complexe de ce mois.

Le rivage des Syrtes de Julien Gracq

A la suite d’un chagrin d’amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d’Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l’ennemi de toujours, replié sur le rivage d’en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités…

J’ai mis un peu plus de deux semaines à lire ces trois cents pages. Ce livre, d’un genre très particulier, m’a immédiatement fasciné. J’ai eu besoin d’avoir un maximum de concentration pour l’apprécier et réussir à entrer dans le texte parce qu’il est d’une intense complexité. De longues pages de descriptions infinies, parfois des moitiés de pages sans ponctuation et pourtant toutes plus belles et plus savantes les unes que les autres. J’aime les jolies phrases bien tournées, on peut dire que j’ai été servie. Je suis totalement sortie de ma zone de confort et bien que ça soit une des lectures les plus dures à lire depuis mon bac littéraire (oui, oui, j’ai quand même lu quelques livres du programme à l’époque) c’est aussi une des plus intéressantes. Je savais que l’intrigue était très lente et je pense que c’est ce qui m’a permis de savourer les mots et leur délicatesse, de me concentrer sur le doux phrasé plutôt que d’espérer une quelconque action. Cette poésie dans les mots, ce phrasé si doux à mes oreilles et si satisfaisant à mes yeux, cette façon d’écrire a totalement conquis mon coeur.
Le seul petit point négatif : la longueur des chapitres allant pour certains de vingt à cinquante pages et qui ne me permettaient pas de prendre de vraie pause. J’ai un peu de mal à m’arrêter n’importe où dans un roman, j’ai toujours l’impression de perdre de précieux détails.
Très heureuse d’avoir franchi le pas d’un roman différent, plus centré sur la littérature, pour lequel j’ai pris le temps d’apprécier les longues descriptions.

Le château de Hurle de Diana Wynne Jones

Au coeur de la contrée magique d’Ingarie, la jeune Sophie s’est résignée à un avenir morne dans sa petite chapellerie de quartier. Mais lorsqu’elle a le malheur d’offusquer la sorcière des Steppes, celle-ci lui dérobe soixante années de sa vie, la laissant vieille et démunie. Cherchant désespéramment un moyen de briser le sortilège, Sophie rejoindra alors l’équipe haute en couleur du grand mage Hurle. C’est au sein de son mystérieux château ambulant qu’elle se retrouvera à pactiser avec le malicieux démon de feu Calcifer. C’est une aventure extraordinaire à la recherche de sa jeunesse volée qui commence alors pour Sophie, prête à reprendre en main son destin…

Je connaissais déjà le Château Ambulant, le film d’animation japonais réalisé par Hayao Miyazaki, que j’aime énormément. C’est même plus que ça, je chéris sa poésie, ses graphismes, sa douceur, sa musique, c’est clairement un de mes films d’animation préféré quand je suis nostalgique ou que j’ai besoin de m’enfermer dans un cocon. Je suis même actuellement en train d’écrire cette partie de l’article avec la bande originale dans les oreilles. Ayant déjà cet amour pour le film, je ne doutais pas que j’allais beaucoup aimé le livre (qui est l’origine même de cette belle histoire). Je l’ai adoré ! Je l’ai dévoré en moins d’un week-end, 400 pages aussi douces que l’animé. Les différences sont moindres et m’ont permises de plonger tête la première dans ses pages. Et ces différences-là nous apportent des précisions, quelques scènes imaginées autrement mais tout est assez similaire : la relation entre Sophie et Hurle (que j’aime par-dessus tout), Calcifer (mon chouchou) ou encore le château ambulant dans lequel j’adorerais vivre ! Je ne peux que vous le conseiller et c’est d’ailleurs le seul livre de ce mois-ci que je garde dans ma bibliothèque. Je sais que je replongerai dans cette histoire bientôt – je file de ce pas regarder à nouveau l’animé que je n’avais pas vu depuis quelques semaines et dont je ne me lasserais jamais je crois.

Voici pour ces petites lectures ce mois-ci, riches en pages et variées en genre.
J’aime ce que chaque lecture m’apporte et j’aime encore plus découvrir autant de choses différentes – même si mon cœur appartient pour toujours à l’univers fantastique.
La palme d’or est donc pour Le Château de Hurle et le bon dernier sera Dans La Forêt – pour lequel je suis toujours aussi étonnée d’être autant passée à côté.. il faut de tout pour faire un monde !

Et vous, qu’avez-vous lu ce mois-ci?

Je vous retrouve fin mars pour mes prochaines lectures, lisez-bien ♥


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