Le tourbillon de confettis

Un livre s’est échappé de mon article du mois pour prendre pleine possession d’une page rien que pour lui. A sa décharge, je me suis dis que ça pouvait être chouette de parler de ce sujet plus en détail avec vous.

Ce livre parle d’hypersensibilité et a été écrit par Angéline – du blog Carnet Prune. C’est quelqu’un que j’ai découvert sur instagram, il y a peut-être deux ou trois ans maintenant. Cette nana est un coup de cœur absolu, elle est rafraîchissante, drôle, (hyper)sensible, elle voit chaque petit détail poétique dans son quotidien. Exactement ce que je cherche chaque jour à appliquer dans ma propre vie. Angéline est clairement un modèle, tout comme peut l’être Natacha Birds, lo0oraaa ou encore Coline. Le petit plus qu’a Angéline, c’est son blog. Son style d’écriture a toujours raisonné en moi, fait de mots poétiques et de jolies tournures de phrases. Alors forcément, lorsque j’ai su qu’elle sortait un livre, je savais déjà que j’allais l’acheter avant même d’en connaître le sujet.

Être hypersensible, c’est vivre dans un tourbillon de couleurs et de sensations. Les jours ne se ressemblent pas et vous font balancer entre la joie, les larmes mais aussi le rire, les doutes… Si l’hypersensibilité fait partie de votre quotidien, vous trouverez dans cet ouvrage de précieux conseils qui vous aideront à mieux vivre ces vagues émotionnelles.

Le tourbillon de confettis parle donc d’hypersensibilité. Angéline aborde plusieurs thèmes présentés sous forme de saisons : l’hiver est dédié à la famille, le printemps va plutôt s’intéresser au couple et aux sentiments qui s’y rapportent, l’été nous parle des relations amicales et, pour finir, l’automne visera les relations professionnelles.
J’ai beaucoup aimé la présentation globale du livre. Au lieu d’aborder un sujet et de donner une solution, comme nous pouvons souvent trouver dans les livres de développement personnel, elle va plutôt parler d’un souvenir, d’un moment qu’elle a vécu et proposer une solution qu’elle a appliquée. Libre à nous de voir si ça peut fonctionner dans notre vie ou bien trouver une autre façon de procéder. Je vois ça plus comme une sorte de journal intime dans lequel elle nous donnerait accès à quelques idées pour nous en sortir, plutôt qu’être un guide tout simple. Ce qui rend la lecture plus intime – comme son nom l’indique – et plus facilement superposable à notre propre vécu.

Je ne me suis jamais considérée comme étant hypersensible, essentiellement parce que je n’aime pas nommer quelque chose qui fait partie de moi de toute façon. Ça aurait tendance à m’enfermer dans une case alors que le spectre de chaque mot est si large et peut contenir tant et si peu de sens à la fois. Si nous partons de ce principe, alors on peut me qualifier aussi de borderline, d’introvertie, d’anorexique et d’hypersensible alors que je suis plus ou moins ces choses-là, que rien est immuable et que, par définition donc, tout change à des degrés différents au cours de notre vie.
Pour rentrer un peu plus dans le raisonnement : j’ai un trouble de la personnalité borderline depuis mon adolescence mais qui a considérablement évolué au fil des années puisque je ne coche plus que quatre critères sur neuf contre six voire sept à l’époque. De ce trouble a découlé mon anorexie, qui aujourd’hui se résume surtout à mon mental face à l’alimentation plutôt qu’à un trouble physique. Pour ce qui est de mon introversion, je suis un cas un peu compliqué puisque je suis une introvertie-extravertie. Je peux très bien manifester mes émotions, je garde rarement les choses pour moi – je suis même plutôt entière – et quand j’ai quelque chose à dire, je le dis. Je ne suis pas particulièrement timide mais ce qui fait de moi une introvertie est que mon énergie s’épuise au contact des autres. J’expliquerai de façon plus détaillée cette partie de ma personnalité dans un prochain article donc je ne vais pas aller plus loin. Mais en gros, je voulais démontrer que nous pouvons être quelque chose mais avec une définition adaptée. Voilà pourquoi je n’aime pas avoir une étiquette sur mon dos, parce qu’on peut me qualifier avec des mots qui avaient leur sens complet il y a dix ans, mais qui ne sont plus qu’une partie de cette définition quelques années plus tard et/ou inversement.

Pour l’hypersensibilité, je peux vous parler de quelques traits qui me correspondent bien :
– la misophonie qui est une aversion totale à certains bruits du quotidien comme le fait d’avaler bruyamment sa salive avant de parler, les raclements de gorge, le machouillage de chewing-gum – les bruits de bouche globalement – les grincements, les reniflements, les murmures, le tic-tac d’une horloge ou d’une montre, le bruit des ongles sur une surface et j’en passe. Ce qui me fait réagir le plus souvent en tapant du pied, grimaçant fortement ou autre petit tic compulsif que je ne contrôle pas et qui peut se transformer en stress voire angoisse.
– un débordement émotionnel face à certaines situations qui est lié à mon empathie, ce qui peut être un peu handicapant suivant les émotions que ressentent les gens en face de moi. J’ai aussi une capacité à rire, pleurer, à ressentir toutes sortes d’émotions de façon disproportionnée.
– mais aussi, de façon plus générale : être impulsive, ne pas supporter l’ennui, la peur du conflit ou encore avoir des difficultés face à l’inconnu.

Mais si je ne souhaite pas avoir cette étiquette sur moi c’est aussi parce que mon hypersensibilité est sûrement ma plus grande force. Maintenant que j’ai appris à la dompter et à vivre avec, je trouve la cohabitation plutôt sympathique. Elle me permet de voir des détails dans mon quotidien que tout le monde ne voit pas, capter ce petit quelque chose qui me fera vibrer. Mon empathie, quant à elle, me permet d’être au service des autres de façon maximale. Oui, je me prends les colères et les tristesses des autres en pleine face, ce qui m’épuise énormément puisque je vais les ressentir pleinement mais je vais aussi profiter des joies et de l’amour, ce qui est incroyable à ressentir. Angéline le qualifie très bien dans son introduction : l’hypersensibilité c’est ce que l’on ressent au plus profond de notre ventre qui nous sert de véritable indicateur. C’est ce truc de percevoir que les choses sont différentes pour nous, que notre émotion est plus intense que celle de notre entourage, que la perception du monde semble moins colorée pour les autres. Sentir que parfois les remarques peuvent nous piquer comme la pointe d’un couteau et nous remuer les méninges pendant plusieurs heures, être capable de contempler durant quelques minutes un rayon de lumière ou s’émerveiller d’un petit rien qui fait tout. Voilà, elle a tout dit.

Je vous conseille cette lecture si vous cherchez des réponses, ou simplement comprendre quelqu’un de votre entourage. Je vous le conseille également si vous ne faites pas partie des deux premières catégories, juste pour la beauté de l’objet et les douces histoires à l’intérieur. Chaque page a son histoire, chaque histoire a son petit encart de conseil. Je sais qu’il restera dans ma bibliothèque pour sa douceur, pour revenir sur un sujet ou un autre si besoin. Tant que je suis sur la beauté de l’objet, je voulais mentionner l’illustratrice, Florence, plus connue sous le nom de La Mouette sur les réseaux qui est une artiste de talent. Si vous ne la connaissez pas, n’hésitez pas à aller jeter un œil à son travail qui est tout aussi doux que les écrits d’Angéline.

J’espère vous avoir convaincu, vous avoir fait un peu réfléchir sur la notion d’étiquette et d’hypersensibilité, sur vous-mêmes ou peut-être sur votre entourage. Dans tous les cas, c’est un sujet qui me tenait à cœur et sur lequel j’ai passé pas mal d’heures pour réussir à trouver les mots justes et définir au propre ce qui était brouillon dans ma tête.

Bonne lecture ♥

Si vous avez envie d’acheter le livre, il vous suffit de cliquer sur le titre suivant : Le tourbillon de confettis – 18€.

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